
Cette étude de biologistes de l’Université Texas A&M, révèle l’importance de l’air intérieur dans l’incidence des crises d’asthme. En pratique, surveiller et améliorer l’air intérieur permet de réduire les crises d’asthme chez les adultes. L’étude, publiée dans la revue Atmosphere, confirme que l’aération du logement au-delà d’une éducation à la santé, a un effet déterminant sur la qualité de vie des personnes asthmatiques.
Le principe est d’aérer au mieux son logement, de disposer si besoin de purificateurs d’air ou d’autres systèmes de ventilation et d’extraction – notamment dans la cuisine et la salle de bain –pour réduire le risque de crises à domicile.
L’un des auteurs principaux, Alexander Obeng, chercheur à l’École de santé publique de l’Université Texas A&M note que « la plupart des études de ce type portent sur les enfants, pourtant la majorité des cas d’asthme concernent des adultes ».
2 facteurs déclencheurs majeurs de l’asthme à domicile
L’étude est une enquête menée à l’échelle de l’État du Texas sur l’influence de l’environnement domestique sur des adultes asthmatiques. Au Texas, la climatisation est omniprésente durant les mois les plus chauds, ce qui réduit la ventilation naturelle et peut accroître les niveaux de polluants intérieurs. L’analyse des données de 1.600 adultes asthmatiques, recueillies entre 2019 et 2022, notamment sur l’incidence des crises d’asthme, les symptômes, les troubles du sommeil et les limitations dans les activités quotidiennes, et l’environnement des participants, révèle :
- 2 facteurs déclencheurs majeurs de l’asthme à domicile :
- l’absence de hotte aspirante dans la cuisine et la salle de bain ;
- le tabagisme, ce qui confirme les résultats de précédentes recherches.
- les fumeurs et les personnes n’utilisant pas de purificateurs d’air sont nettement plus susceptibles de souffrir de crises d’asthme, de symptômes fréquents, de troubles du sommeil et d’une baisse d’activité physique ;
- à l’inverse, les personnes vivant dans des logements exempts de moisissures, de nuisibles et ne vivant pas en compagnie d’animaux à fourrure présentent un risque réduit d’asthme ;
- enfin, les femmes et les personnes plus âgées souffrent davantage de complications liées à l’asthme, ce qui reflète des inégalités de revenus, de qualité du logement et d’accès aux soins de santé.
Ainsi, les inégalités aggravent le fardeau de l’asthme.
Quelles implications ? Il est possible de prendre des mesures pour gérer l’asthme à domicile :
- en améliorant la circulation de l’air, en utilisant des purificateurs d’air, en ne fumant pas à l’intérieur et en minimisant la poussière et les allergènes d’animaux.
- Sur un plan financier, il serait opportun de proposer des subventions pour aider les familles à faibles revenus à acquérir des purificateurs d’air p, à rénover leur logement et à améliorer la ventilation.
- Contraindre les propriétaires à respecter les normes de qualité de l’air et à résoudre les problèmes de ventilation, est également une stratégie à envisager ;
- Enfin, face à des patients asthmatiques, les professionnels de santé devraient rappeler les principales mesures à mettre en œuvre pour éliminer les facteurs déclencheurs de l’asthme.
« Aujourd’hui, et en particulier avec le télétravail, les adultes passent jusqu’à 90 % de leur temps à l’intérieur. Des aménagements appropriés de l’environnement domestique peuvent permettre de mieux gérer la maladie ».
Source: Atmosphere 31 Dec, 2025 DOI:10.3390/atmos17010058 Household and Environmental Determinants of Adult Asthma Morbidity in Texas, 2019–2022
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